Communiqué d’Agnès Marion et d’Andréa Kotarac du 2 décembre 2019

Candidats à la mairie et à la métropole de Lyon pour le Rassemblement national, nous avons ce jour adressé au Préfet du Rhône un courrier pour l’alerter sur la tenue d’une réunion publique. Prévue le dimanche 8 décembre à l’Espace Viviani dans le 8e arrondissement de Lyon, animée par l’imam Nader Abou Anas, prédicateur qui s’est fait connaître par ses déclarations théocratiques et misogynes, elle rassemble en outre une nébuleuse d’associations communautaristes, certaines liées aux Frères musulmans, d’autres à la mouvance salafiste. Tous ces acteurs, l’imam Anas en tête, œuvrent à la partition ethno-religieuse de notre pays.

S’il ne fallait en donner qu’un exemple, une de ces associations fait circuler sur les réseaux sociaux des visuels reprenant certains des versets du Coran les plus agressifs contre les non-musulmans, ainsi le verset 51 de la 5e sourate : « Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens, ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés devient l’un des leurs ». Quant à l’imam Anas, on lui doit cette sentence : « Que la femme sache que les anges la maudissent toute la nuit dans le cas où elle se refuse à son mari sans raison valable, et ce n’est pas ma parole c’est la parole du prophète ». Par-delà même le seul prosélytisme religieux, on voit que ces personnalités individuelles et collectives sont les agents d’influence d’une idéologie qui attente à l’esprit des lois (et à leur lettre, les propos mentionnés de l’imam pouvant tomber sous le coup de la loi 2008-496 du 27 mai 2008 réprimant les appels à la discrimination sur le critère du sexe), à la civilité française et à l’aménité publique chère aux Lyonnais.

Attachés à la concorde nationale, à l’ordre public et à la sérénité sociale qui doivent régner dans notre ville de Lyon, nous avons demandé au Préfet de prononcer l’interdiction de cette réunion. Après la vague d’attentats islamistes des dix dernières années, après ceux de la rue Victor Hugo et du métro Laurent Bonnevay qui ont tout récemment frappé les Lyonnais, nous en appelons avec force à la lutte républicaine contre une idéologie violente et mortifère. Elle commence par l’interdiction des réunions où elle se propage et déchire le pacte national français. Souhaitant que Monsieur le Préfet l’entende, nous proposons à tous les candidats à la Mairie et à la métropole de Lyon de se joindre à notre appel.